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Je pense que Marion Zimmer Bradley a été mon vrai premier coup de cœur littéraire. Alors, quoi de mieux pour ouvrir mes chroniques ?

J’ai dévoré les Dames du Lac en vacances lorsque j’avais dix ou onze ans – je me souviens encore du vieux radeau gonflable à l’odeur de plastique renfermé sur lequel je me vautrais pendant des heures. Ma petite sœur se baladait avec son doudou Poppy sur les épaules – ma grande sœur lisait aussi tout ce qui lui passait sous la main.

Il y a quelques scènes clés qui me restent en mémoire, qui avaient évidemment enflammées mon imagination de petite fille. La fourberie d’Uther Pendragon, dès les premières pages. La rencontre entre Lancelot et Guenièvre dans les marécages autours d’Avalon. « La » fameuse scène dans la caverne. Excalibur jetée dans le lac. Morgane, et sa profonde tristesse. Morgane, que personne ne comprend.

Arthur.

En prenant du recul, je pense que ce qui m’a le plus plu, sans que je ne puisse pourtant mettre le doigt dessus à l’époque, c’est la prédominance de femmes fortes dans le récit. Sans renier leurs parts de féminités, sans se transformer en clichés bodybuildés, elles dominent tout le récit. C’est, je pense, une constante assez agréable dans l’œuvre de Zimmer Bradley.

Marion Zimmer Bradley nous livre dans ce récit sa propre version de la légende Arthurienne, dans laquelle se mêle délicatement magie et puissance de l’esprit humain. On y rencontre des personnages poignants, forts. Pas toujours ceux que l’on pourrait attendre, d’ailleurs.

J’ai toujours adoré la narration de Marion Zimmer Bradley. Une grande élégance, tant dans les descriptions que les dialogues. Je n’ai pas souvenirs de temps mort ou de m’être ennuyée.

Une très belle lecture donc pour les personnes amoureuses des chevaliers de la Table Ronde, et qui souhaitent en découvrir une nouvelle (peut-on encore dire nouvelle ?) version !

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