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Retour de ma dernière lecture en date : j’ai nommé Six of Crows de Leigh Bardugo, traduit en français par Anath Riveline.
4ème de couverture
Les bas-fonds de Ketterdam s’organisent en gangs rivaux. L’homme le plus ambitieux et le plus jeune de la pègre est Kaz Brekker. Aussi brillant que mystérieux, aussi charismatique que dangereux, et surtout, connu pour être un voleur hors pair. Prêt à tout pour de l’argent, il accepte la mission du riche marchand Van Eck : délivrer un savant du palais de Glace, réputé imprenable. Ce prisonnier est l’inventeur du jurda parem, une drogue multipliant sans limite les pouvoirs surnaturels de la caste des magiciens : les Grishas. Une drogue, qui, tombée dans les mauvaises mains, risque d’engendrer un chaos irréversible.

Que dire de ce roman ? Il m’a laissée mitigée.

Commençons par les points forts ; ou plutôt LE point fort selon moi. L’univers qu’a créé l’auteure, qui est criant de vérité. On sent, on voit, on goûte la ville et la prison de glace. Leigh Bardugo distille au cours de la lecture des informations, nous expliquant au fur et à mesure le fonctionnement de la magie de son monde et de ses acteurs. Tout est juste, bien pesé. La traduction me semble très bonne (même si j’ai eu quelques petits passages où des répétitions à outrance m’ont sortie de ma lecture).

L’auteure ne nous prend pas non plus pour des imbéciles, semant son récit d’indices et de détails sur son monde. Elle nous a (merci) épargné un premier chapitre explicatif, préférant nous laisser dans un intéressant vague durant les premiers chapitres. J’ai toujours aimé ce procédé, faire des retours en arrière dans le récit quand soudain un élément va venir éclairer une zone d’ombre.

Mais voilà ; mon retour est mitigé pour une bonne raison. Je trouve malheureusement beaucoup de points négatifs à ce roman.

L’histoire en elle-même ne m’a pas retournée ; rien de nouveau sous les étoiles : des (anti) héros, une quête impossible. Comme a dit ma sœur en lisant la phrase d’accroche sur la couverture du livre : « j’ai l’impression que c’est toujours pareil, ces bouquins » (elle n’est pas fan du genre). Et elle n’a pas complètement tort. J’ai eu la sensation bizarre de me lire une adaptation D&D d’Ocean’s 11. Pas désagréable, pour le coup. Mais peut-être « attendue ».

Aussi, je ne sais pas si c’est dû à la traduction (je le lirai une autre fois en anglais), mais je trouve dommage que le « ton » ne change pas en fonction du personnage contant l’histoire. On ne ressent pas assez, à mon goût, le caractère du protagoniste à chaque fois. Inej nous racontera l’histoire comme Jasper, alors que leurs façons d’être sont radicalement différentes.

Enfin, il y a beaucoup, beaucoup de romance pour moi. Un besoin étrange de lier tous les personnages entre eux que je n’ai finalement pas saisi. Et la sauce n’a pas pris pour ma part. J’ai trouvé ces histoires assez superficielles et convenues, mais je pense que je sature simplement. Le fait que les héros aient tous entre 16 et 18 ans n’aide pas non plus forcément. Pour le coup, j’ai préféré faire abstraction de leur âge et me les représenter plus vieux, ce qui me semblait plus crédible au vu de leurs compétences très pointues.

Je n’aime pas le principe de la notation pour les livres — je ne le ferais donc pas. Ce n’était pas un coup de cœur, mais nous n’en étions pas loin !

J’ai entamé directement le second tome et vais me commander les livres Grishas — je recommande donc aux amateurs du genre. Une lecture divertissante et un univers terrible à découvrir.

Petit aparté : je ne sais pas s’il y a des joueurs de WoW ici ayant lu les livres ; mais il n’y a que moi qui trouve que Boralus et Ketterdam se ressemblent vachement ? Oui ? Nan ? : D

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